Un chemin de tribu

On parle souvent dans le monde de l’entrepreneuriat de travailler sa communauté. Pourtant on ne serait commencer un projet en travaillant sa communauté.  Une communauté se constate et se développe. En partant de zéro, elle ne saurant être un moyen d’agir. 

La tribu est la base, la première étape de la communauté. C’est un groupe militant qui fait corps autour de nouvelles pratiques. Qui va les tester, les affiner, les ancrer, les revendiquer. Parce qu’elles font sens vis à vis de l’environnement, un peu par ses outils mais surtout au regard des autres propositions culturelles. C’est à dire des manières d’être et de faire. D’être à la fois un individu et un collectif. 

Comment travaille t-on sa tribu ? Par des sas d’expériences, mais dans une dimension collective et dans un sens du commun qui renvoie à la fois un miroir intime et une image vis à vis du reste du monde. 

Pour construire une culture projet et d’appropriation, c’est donc une logique de triple rite qu’il est nécessaire d’élaborer :

1. des rites d’initiation ouverts au partage et à la modification où la solution va être co-construite si besoin. Où l’expérience autour des solutions proposées compte autant sinon plus que la solution elle même.

2. Des rites de vérification et de confirmation qui permet d’appuyer sur les échanges et les gains humains.

3. Enfin, sur des rites d’affirmation, de soi à l’intérieur de la tribu et comme membre d’une tribu qui permet de chanter son identité et de réveiller un peu le monde.

La culture d’un projet innovant peut être son actif le plus précieux. Encore faut-il un groupe pour le porter, une tribu pour l’incarner à la face du monde. 

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