Aider, accompagner, mobiliser

Les marques / organisations sont peu légitimes aujourd’hui. Pour deux raisons principales : d’abord parce que leur histoire ne plaide pas toujours en leur faveur (#2020). Ensuite, parce que même quand elles font fait le nécessaire, leurs publics sont dans l’urgence. L’urgence de savoir faire face  à leurs défis, leur environnement, leur chaos. Il y a une assymétrie ressentie entre ce que les gens doivent gérer et ce que les organisations démontrent. Cette méfiance ne peut se résoudre que par une démonstration de générosité et d’intelligence. 

Cette bataille se retrouve dans leur positionnement. On sait qu’une bonne identité doit rassurer et insuffler. Rassurer en donnant à lire ce qu’on fait. Insuffler en montrant qu’on fait bouger les lignes. C’est ce que fait TADA Agency de Delphine Toutain dans son lien aux artistes plasticiens : percer des lignes, trouver des solutions, mobiliser pour mieux ouvrir des voies. Une approche politique en quelque sorte… Serait-ce réservé aux artistes ? 

Quand une marque qui vend des cosmétiques aujourd’hui se crée, elle se définit d’abord par comme une marque de cosmétiques. Pourtant elle ne devrait pas. Qu’est ce que les clients attendent d’une marque de cosmétique ? De la fiabilité d’accord. Mais aussi, de la réinvention, de la recherche sur ce qui peut aider à rendre beau, à se sentir bien, à s’estimer. Cela passe par de choses plus riches et et plus complexes et cela. 

C’est ce que Kenza Keller avec TALM a bien compris. Certes, manager c’est savoir se concentrer, au moins par étapes. Mais vendre de la cosmétique, c’est accompagner autant que délivrer une solution. Il y a besoin de savoir traiter le passage entre différents états, de femme à mère, de petite amie à responsable professionnelle, à confidente de ses ami(e)s… bref gérer les imperfections et les passages. A mobiliser aussi pour mieux répondre de manière collective. Délicat ? Pas si on considère que l’activité d’une entreprise aujourd’hui est plus ambitieux et complexe. Comme disait De Gaulle en son temps, la pire des stratégies, c’est de se penser petit. 

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